Edito
Un vent écolo souffle sur la Région Midi-Pyrénées !
"On contamine, c'est pas simple mais on contamine", parole d'élue lors de l'une nos réunions de travail... Un bon résumé de notre ressenti sur la période que nous venons de vivre depuis les élections. Oui, les premiers souffles d'un vent écologiste se lèvent sur les politiques régionales, mais aussi sur les méthodes. C'est vrai rien n'est simple, et nous le savions. Toutefois, des services compétents et attentifs, un Président qui a perçu tout l'intérêt d'avoir des écologistes dans son exécutif, la force d'un groupe de 15 élu-e-s motivé-e-s et convaincu-e-s nous permettent d'avancer, d'amplifier notre action autant sur la méthode que sur le fond. Et au bout de quelques mois déjà, les premiers résultats sont là . Côté méthode d'abord : révision du règlement intérieur, impulsion d'un autre fonctionnement des commissions, réflexion sur de nouveaux outils financiers, plus de transversalité et d'implication citoyenne ; mais aussi côté politique : mise en place d’outils de concertation citoyenne, délibération actant la transparence des partenaires financiers, éco-conditionnalité des aides, projet d'observatoire de la cohésion écologique et sociale, amplification de la politique jeunesse… Autrement dit, le train écolo est bien en marche. Il peut aller très loin sur des rails régionaux parfois semés d'embûches mais il restera toujours guidé par le projet que nous avons porté ensemble lors de notre campagne.
Guillaume Cros, Président du Groupe Europe Ecologie au Conseil Régional Midi-Pyrénées
Eco-conditionnalité des aides :
un premier pas vers la conversion écologique de l’économie !
L'éco-conditionnalité des aides, portée par Françoise Dedieu-Casties, Vice-présidente au Développement Durable, est un enjeu central pour donner vie à notre objectif premier : la conversion écologique de l'économie. Il s'agit de conditionner les aides accordées par la Région au respect de normes environnementales et sociales. C'est un projet que nous partageons avec les autres forces politiques majoritaires. Les prémices du projet seront présentés par Françoise Dedieu-Casties courant novembre 2010 avec l'objectif d'adopter la mesure dans le cadre du budget 2011, réelle opportunité de revoir les priorités régionales, dans une période de crise.
Les critères seront relatifs au niveau d'engagement dans le développement durable, aux conséquences environnementales et sociales générées par l'activité des collectivités, des entreprises, des associations et des particuliers porteurs de projets. Parmi les critères envisagés : la réhabilitation thermique et les caractéristiques environnementales des bâtiments, le taux de recyclage des déchets, la conformité au respect de l'environnement des achats et des produits utilisés (achats responsables), les conditions de travail des salariés, le management environnemental...
Cela sous-tend de réformer les critères des subventions pour les aides directes mais également de faire évoluer le cahier des charges pour les appels d'offres. Il est important d'accompagner les porteurs de projets (institutionnels, associatifs ou économiques) afin qu'ils puissent s'adapter à ces nouveaux critères. Il s'agit aussi d'une vertu pédagogique visant à les guider afin de changer les pratiques dans une démarche plus respectueuse de la planète et de ses habitants.
Economie
Doter la Région d’outils financiers éthiques et durables !
A l’initiative des écologistes, une délibération sur la lutte contre les paradis fiscaux a été adoptée en Assemblée Plénière du 28 Juin 2010. Elle permet à présent d’exiger une véritable transparence des banques qui travailleront avec la Région.
Actuellement, Elie Brugarolas, Conseiller Délégué aux outils financiers, participe à un travail de recherche fondemental pour une nouvelle logique de soutien économique aux entreprises et aux associations, plus juste, plus durable et plus éthique. Lors de l'élaboration du SRDE (Schéma Régional de Développement Economique) il sera proposé de donner la priorité aux aides sous forme d’avances remboursables ou d’emprunts bancaires pour lesquels la Région se porterait caution après expertise sérieuse des projets. Cela permettrait de démultiplier les aides sans tronquer le budget et sans augmenter l’impôt.
Un fond de garantie pour les coopératives!
Repenser les aides proposées aux entreprises par la Région est une priorité pour le Groupe Europe Écologie. Ce projet est depuis le début de la mandature le « fil vert » qui guide Marie-Christine Pons, Présidente de la Commission Économie Sociale et Solidaire. Élue proche des acteurs de terrain, elle n'a eu de cesse de relayer auprès de la Région la demande des petites coopératives ( SCOP* et SCIC**) afin que la collectivité leur crée un fond de garantie. Mission accomplie : les conseillers régionaux ont voté la création d'un nouveau dispositif "Midi-Pyrénées Développement Solidaire Coopératives" permettant aux entreprises de développer leurs projets. Avec un différé de remboursement, ces prêts gérés par l'association Midi-Pyrénées Actives s'adresseront aux jeunes entreprises. Cette mesure représente une avancée encourageante. La conversion écologique de l'économie passe par le développement de ces modèles d'entreprises qui ont une gouvernance démocratique exemplaire, un ancrage local permettant de développer de l'emploi non délocalisable et une forme d'économie alternative défendue par le Groupe Europe Écologie. Ce dispositif n'est qu'une première pierre qui devrait être complété par d'autres projets : la création d'un fond de garantie pour financer l'acquisition de matériel pour les jeunes agriculteurs ou encore la création d'un fond de prêt pour des entreprises coopératives (PME) en développement.
*SCOP :Entreprise de type coopérative dont le capital est détenu majoritairement par ses salarié-e-s.
**SCIC : Entreprise de type coopérative, à vocation sociale dont le capital est détenu par des salarié-e-s, des usagers, des partenaires et des collectivités.
Solidarités
Pour un observatoire de cohésion écologique et sociale
Partant du constat que les politiques économiques et sociales des états et des collectivités locales ne peuvent plus être définies à partir des seuls critères de richesse économique tels que le PIB, François Simon, Vice-Président en charge des solidarités propose une nouvelle méthode pour mieux analyser les besoins des populations en Midi-Pyrénées. Partout, dans le monde, dans notre pays, de nouveaux indicateurs sont définis et de plus en plus utilisés : IDH (Indice de Développement Humain), BIP40 (Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté), empreinte écologique, indice d'activité des femmes dans la vie politique et économique, ISS (Impôt Sur les Sociétés), etc. Face à l'irruption des crises écologique, sociale, économique, énergétique, financière, ces indicateurs sont une réponse pertinente pour définir les politiques de demain et apporter les réponses adaptées à ces crises.
Dans les régions, cette réflexion progresse. Midi-Pyrénées, pionnière en la matière dans le cadre de son Agenda 21, avait défini 46 indicateurs spécifiques. L'obligation d'évaluation du premier Agenda 21 qui se termine en 2012 et l’élaboration du nouveau dès 2011, nous offre l'opportunité de repenser les indicateurs en lien avec les services de la région. A terme, l’objectif est la création d'un observatoire de cohésion écologique et sociale permettant de recenser les données fournies par les indicateurs et de mettre en place des politiques en fonction des réalités du territoire, esquissées par ces indicateurs.
Affaires Occitanes
L'Occitan une politique vers le territoire et les citoyens
Valoriser la culture occitane est au coeur de notre projet.
Martin Malvy, lui même a proposé lors de sa campagne une forte augmenation du budget dédié à l'occitan. La mise en place d'une vraie politique occitanne pilotée par un conseiller délégué aux affaires occitanes, Guillhem Latrubesse, élu Europe Ecologie, ne se cantonnera pas à quelques coups de peinture rouge et jaune. Les projets en cours prouvent déja l'importance accordée à la politique occitanne. Dés cette rentrée scolaire, une convention a été mise en place entre le rectorat et la région pour développer l'offre bilingue français-occitan dans le milieu universitaire.
Par ailleurs, la coordination des collectivités prend forme. Les départements et la région travaillent déjà main dans la main sur le sujet, et bientôt, une convention interrégionale devrait lier les régions occitanes, y compris la Catalogne.
Interview de Gérard Onesta
"L’Avenir des Régions est au cœur de nos préoccupations !"
Les écologistes en sont convaincus : seules des régions fortes dans une Europe forte peuvent répondre aux urgences sociales et environnementales auxquelles nous sommes confrontés. Pourtant, l’organisation administrative « à la française » est loin d’être la plus efficace. Gérard Onesta fait ici le point autant sur la mission qui lui a été confiée sur l’avenir des régions que sur le mode de fonctionnement de notre collectivité.
Pourquoi as-tu souhaité porter la réflexion sur l’avenir des Régions ?
J’ai tenu à prendre en charge cette mission qui pourrait paraître anecdotique mais elle est en fait centrale et structure tout notre champ d’action. Grâce à mon expérience de Vice-président du parlement européen, j’ai pu constater le retard des Régions françaises en termes d’autonomie, de budget, de fiscalité… Malgré ce retard et les réformes mal engagées, l’échéance 2012 laisse entrevoir des opportunités pour faire évoluer l’outil régional existant.
Concernant le fonctionnement interne de notre collectivité, quelles pourraient être les améliorations ?
Avec tous les élu-e-s du groupe, nous travaillons à l'optimisation des méthodes existantes avec plusieurs objectifs :
Utiliser au mieux le potentiel humain en donnant plus de pouvoirs aux élu-e-s siégeant dans les instances consultatives et délibératives. Il faut maintenir intact leur motivation en les impliquant davantage dans la proposition, le pilotage et l’évaluation des politiques.
Donner un vrai rôle d’expertise aux commissions et aux élu-e-s qui y siègent .
Impliquer les citoyens : rendre plus lisible la concertation citoyenne et la compléter par certains outils pour associer le citoyen aux décisions, y compris sur le budget.
Accroître la transversalité : Les compétences des élu-e-s étant souvent vastes et croisées, nous avons demandé à travailler de manière transversale entre élu-e-s et services. Notre vœu a bien été entendu puisque l’organigramme évolue déjà avec la création de missions transversales.
Quelles perspectives pour les financement européens ?
Elles sont plus que sombres. En 2014, tous les financements européens seront rediscutés. Et on peut faire confiance à nos gouvernements pour couper hypocritement dans les budgets européens, tout en reprochant à l'Union Européenne son inefficacité. Avec l'arrivée de régions européennes à faibles potentiels économiques, il y a fort à parier que la prochaine redistribution défavorise les régions comme Midi-Pyrénées. Sauf si notre région est capable de créer un véritable territoire de projets à échelle transnationale en travaillant avec d'autres régions comme la Catalogne, les Baléares, Languedoc-Roussillon, voire l'Aragon. Cette Eurorégion existe et s'est dotée d'une structure juridique, le GECT* (Groupement Européen de Coopération Territoriale). Mais ma priorité est de faire naître des projets communs. C'est déjà le cas avec un EuroCampus, un réseau de Pépinière d'Entreprises, des projets culturels communs. Il faut développer, encore plus, des opérations et des financements communs à ces quatre régions. Ce sera quitte ou double. Si nous y arrivons, nous recevrons encore des financements européens au delà de 2014. Sinon, ce sera la coupure sèche. C'est ma priorité et je mobilise tous mes contacts européens à cela.
Concertation citoyenne
Faire vivre la démocratie régionale !
Faire vivre la démocratie régionale c'est offrir aux Midi-Pyrénéens plus d'opportunités pour être acteurs et co-constructeurs des politiques régionales. Guillaume Cros, Président de la commission « Concertation citoyenne, Prospective, Evaluation » travaille actuellement à la mise en place de nouveaux outils de concertation :
La charte de la concertation citoyenne : Midi-Pyrénées veut être la première région à se doter d'un tel outil. Cette charte, en plus de lister les formes et les modalités du dialogue avec les citoyens, sera un "contrat" qui liera les élu-e-s, les acteurs de la société civile, et les services de la Région.
La mise en place de grands débats sociétaux : la soirée que nous avons organisée avec Attac et Susan George sur les paradis fiscaux, en prénce de Martin Malvy, ne restera pas sans suite. Elle a démontré qu'il y avait une attente, et une forte participation pour ces temps de discussion sur des sujets liés à l’actualité régionale et nationale. L’hémicycle régional peut devenir un lieu d’échange et d’ouverture voire de confrontation en dehors des travaux habituels de l'assemblée.
La création d’Agoras Citoyennes : sur certains sujets majeurs, comme par exemple les changements climatiques, la crise alimentaire, les crises énergétiques, la gestion de l'eau au niveau mondial... sont autant de sujets qui impliquent des réponses globales portées par la société civile. Il s'agit d'intérroger les citoyens pour qu'ils formulent des propositions, des divergences, des convergences... Cela doit permettre d’alimenter le travail des élu-e-s en cohérence avec les attentes du terrain.
L’utilisation des nouvelles technologies : les nouveaux outils de communication ont été source d'innovation en facilitant l'accès à l'information ou la participation à des consultations. Nous souhaitons mettre à profit leur usage pour une mise en relation des initiatives citoyennes, une co-construction de projets ou encore une co-évaluation des politiques.
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L’ostal de region comença a verdejar. La còla de 15 elegi(da/t)s motiva(da/t)s e convençu(da/t)s que portan lo nosta programa de campanha e lo fonccionament de la region cambia pauc a pauc. Pas tostem aisit … mes i trabalham : cambiam de ritmes e balhem d’eime !

Retrouvez toutes les informations concernant les élu-e-s et leurs responsabilités :
Qui sommes nous?
"Changer les pratiques dans une démarche plus respectueuse de la planète et de ses habitants"


Elie Brugarolas nous explique
pourquoi la Région lutte contre
les paradis fiscaux
Ecouter l'interview
"Midi-Pyrénées Développement Solidaire Coopératives" : un nouveau dispositif pour développer l'Economie Sociale et Solidaire

L'observatoire, une réponse pertinente pour définir les politiques de demain et apporter des réponses adaptées aux crises.


Visionner l'interview

"Gérard Onesta obnubilé par l'avenir des Régions" : Lire ou relire l'interview de Gérard Onesta dans la Voix du Midi

"Créer un véritable territoire de projets à échelle transnationale en travaillant avec d'autres régions "

*Pour en savoir plus sur le GECT :

Deux articles pour en savoir plus sur la concertation citoyenne : "des Régions plus participatives" et "Démocratie et écologie, un acte difficile "
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